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12/10/2014

Nature Man

posté à 19h48

Le Verdon est en fête ce week-end du 04 et 05 octobre : 1200 athlètes se préparent à s’élancer des Salles-sur-Verdon pour 2km dans les eaux turquoises du Lac de Sainte-Croix, 93 km de promenade en bicyclette autour du même lac et 20km de balade pédestre type « petit trail ».

De mon côté, la saison des compétitions a été un peu longue et je m’aligne au départ dans un état physique médiocre entre tendinite au genou droit, mini-fracture au pied (du même côté) et une bonne crève qui m’étreint amoureusement depuis une semaine.

Samedi

Le petit village est en fête... Distribution des dossards, des cadeaux de l’Occitane (sympa) et d’un sweat-shirt à capuche pour ressembler aux d’jeuns du Neuf-Trois. Les vélos ne seront déposés que le lendemain dans le parc, le départ étant prévu à 9H00 pour les femmes et à 9H10 pour les hommes. La météo est pessimiste avec des orages prévus dans l’après-midi, il faudra donc faire vite pour échapper à la pluie.

Dimanche 7H15

Ouverture du parc.

Je suis dans les premiers à accéder au parc, emmitouflé dans la veste « Vitrolles » avec un cache-col car il fait bien frais. Quelques minutes plus tard, mon « beau bike BMC-Bicimania » se balance tranquillement suspendu par la selle alors que je dispose mes petites affaires dans l’ordre des épreuves qui arrivent.

Après quelques contorsions, la seconde peau est ajustée. Direction le bord du lac où l’eau est à 20°C, 10°C au-dessus de l’air ambiant. Quelques mouvements de bras plus tard, je rejoins l’accès au sas de départ.

9H00

Les femmes se préparent, prêtes à se crêper le chignon entre elles.

La « sono » fait vibrer la meute de triathlètes qui tapent dans leurs mains au moment où les féminines se jettent à l’eau, cap vers un petit voilier qui fait office de bouée.

Les arbitres ouvrent ensuite le sas aux 1000 participants restants et me voilà à 30cm de l’eau écoutant le décompte des minutes qui s’égrènent. Le coup de canon me propulse dans la lessiveuse habituelle avec son enchevêtrement de bras et de jambes battant l’eau avec force.

800m, virage au petit voilier...zut, des crampes aux mollets s’invitent insidieusement...je laisse traîner les jambes et me débrouille avec les bras pour rejoindre le deuxième virage vers le retour, 500m plus loin. Ça va mieux dans la dernière ligne droite où les muscles répondent, direction la montgolfière qui flotte au niveau de l’arrivée, bien pratique, ça se voit de loin.

Transition T1 : il fait plus chaud que ce matin à l’aube donc j’abandonne le coupe-vent au pied du vélo et reste en tri-fonction, faisant le pari du soleil sur le parcours vélo. Les nuages sont clairsemés dans le ciel et l’optimisme règne.

C’est parti en moulinant dans la première côte vers les Salles en guise d’échauffement.

La première difficulté consiste en une montée de 10km en passant au village d’Aiguines suivi d’une descente pour revenir vers les Salles-sur-Verdon et savourer le plat de résistance avec une boucle autour du lac de Sainte-Croix. Le parcours est vallonné jusqu’à Moustiers avant d’offrir aux participants un défi de 2km d’ascension d’une côte à 16% dite « l’enfer du Sud » : tout à gauche et debout sur les pédales ! Les vélos de chrono aux roues bien remplies sont à la peine alors que mon BMC est affuté pour le dénivelé et me hisse vers le sommet où un orchestre joue à tout rompre. J’en profite pour reprendre Bruno (F) que j’aperçois devant moi depuis un moment sans arriver à lui mettre la main dessus.

Passage au ravitaillement pour faire le plein de barres de céréales locales à la pâte d’amande, un régal, vivement le prochain stop !

Position aéro, bien replié sur le guidon pour débouler « à fond les manettes » sur le plateau puis plonger vers Bauduen après une dizaine de km entre 40 et 50km/h.

La fin du parcours inclue un A/R vers Aiguines avec 3km de côte, demi-tour et descente avant un « sprint » de 7km. Les orages grondent autour du lac et de grosses gouttes mêlées à de la grêle s’écrasent sur le casque alors que j’entame le sprint final. Heureusement j’échappe à la cellule orageuse qui stationne sur Aiguines pour rejoindre enfin le parc à vélos resté au sec, ouf !

Transition T2 : les chaussures de trail aux pieds, un gel trop sucré dans la bouche tout en trottinant vers la sortie. La CaP est la grande inconnue, quinze jours que je n’ai rien fait avec mes petits soucis physiques. Bon, on verra bien...Un spectateur à la sortie du parc m’annonce « 151iem ». Il y a mieux, mais il y a pire.

Mes foulées sont mal placées et le premier km est interminable. Pas facile de courir avec une paire de jambes en bois.

Et...petit à petit...les sensations reviennent en même temps que la foulée se pose plus précisément et en cadence. Grosse montée de 100m au km 3 : je ne lâche rien et cours jusqu’en haut : yess !

Descente vers le lac pour le longer pendant presque 10km sur un aller-retour.

Vers le 10iem km, coup d’œil au cardio...qui n’affiche plus aucun battement du palpitomuscle. On va dire que c’est la ceinture qui est en panne.

Aucune douleur ressentie dans la jambe droite et je glisse avec plaisir vers la fin du semi-marathon. Une boucle de 3 km à faire deux fois autour du village sur un beau sentier forestier qui grimpe pendant 500m avec des marches...

La locale de l’épreuve, Alexandra Louison, me double, supportée par un public dédié à sa cause et qui scande son nom.

Alors que j’attaque la deuxième boucle en redescendant vers le lac, l’euphorie des derniers km me gagne et je vole vers la conclusion d’une année bien remplie d’épreuves triathlétiques : 4H57’ pour passer cette finish line (91iem au classement), la dernière de 2014.

Place au ravitaillement bien fourni : difficile de résister aux produits locaux tous aussi bons les uns que les autres...et on verra demain l’état de mes tendinites quand la machine sera refroidie. La raison aurait voulu que je reste allongé sur le canapé devant la télé, mais bon, l’idée de prendre le départ...au mépris d’en subir les conséquences les jours suivants... « que de bonheurs possibles dont on sacrifie ainsi la réalisation à l’impatience d’un plaisir immédiat » disait mon copain Proust.

En attendant, bon repos automnal !!

Stéphane

Triathlète au repos

 


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